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Benvenuto in Malliè

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Il ristorante Malliè mette a disposizione della clientela piatti di mare e terra in grado di soddisfare i palati più esigenti.

Tutti gli alimenti vengono preparati con ingredienti di prima scelta, rendendo ogni piatto unico e inimitabile.

Qui rase du bout de l’aile : L’eau dormante des marais, Voila l’enfant des chaumieres Qui glane sur les bruyeres Notre bois tombe des forets

L’onde n’a plus le murmure , Dont i§a enchantait les bois ; Sous des rameaux sans verdure. Mes oiseaux n’ont environ voix ; Notre soir reste pres de l’aurore, L’astre tout juste vient d’eclore Qu’il va terminer le tour, Il jette via intervalle Une heure de clarte pale Qu’on appelle encore votre jour.

L’aube n’a plus de zephire

Sous ses nuages dores, La pourpre du soir expire Sur les flots decolores, Notre mer solitaire et vide N’est plus qu’un desert aride Ou l’oeil cherche en vain l’esquif, ainsi, sur la greve plus sourde La vague orageuse et lourde N’a qu’un murmure plaintif.

J’ai brebis i  propos des collines Ne voit plus le gazon, Son agneau laisse aux epines Les debris de une toison, La flute a toutes les accords champetres Ne rejouit plus nos hetres Plusieurs airs de joie ou d’amour, Toute herbe a toutes les champs reste glanee :

Ainsi finit une annee, Ainsi finissent nos temps !

C’est la saison ou bien tombe Aux coups redoubles des vents ; Un vent qui vient d’une tombe Moissonne aussi les vivants : Ils tombent alors par mille, Comme J’ai plume inutile Que l’aigle abandonne a toutes les airs, Lorsque des plumes nouvelles Viennent rechauffer ses ailes A l’approche des hivers.

C’est aussi que la paupiere Vous vit palir et mourir, Tendres fruits qu’a la lumiere Dieu n’a pas laisse murir !

Quoique jeune sur la terre, Je suis deja solitaire Parmi ceux de ma saison, Et quand je dis en moi-meme : Ou paraissent ceux que ton coeur kiffe ? Je regarde le gazon.

Leur tombe est sur la colline, Mon pied la sait ; la voila ! Neanmoins, leur essence divine, Mais eux, Seigneur, sont-ils la ? Jusqu’a l’indien rivage Le ramier a un message Qu’il rapporte a des climats ; J’ai voile passe et repasse, Mais de le etroit espace Leur ame ne revient jamais.

Ah ! quand les vents de l’automne Sifflent en rameaux morts, Quand le brin d’herbe frissonne, Quand le pin rend ses accords, au moment oi? la cloche des tenebres Balance ses glas funebres, Notre nuit, a travers les bois, A chaque vent qui s’eleve, A chaque flot dans la greve, Je dis : N’es-tu nullement leur voix?

Du moins si leur voix si pure Est trop vague pour les sens, Leur ame en secret murmure encore intimes accents ; Au fond des coeurs qui sommeillent, Leurs souvenirs qui s’eveillent Se pressent de l’ensemble de cotes,

Comme d’arides feuillages que rapportent les orages Au tronc qui les a portes !

C’est une tante ravie A ses enfants disperses, Qui leur tend de l’autre vie Ces bras qui les ont berces ; Plusieurs baisers sont concernant sa bouche, Sur ce coeur qui fut leur couche Son coeur les rappelle a soi ; Des pleurs voilent le sourire, Et son regard parai®t affirmer : Vous aime-t-on comme moi ?

C’est une jeune fiancee Qui, le front ceint du bandeau, N’emporta qu’une pensee

De sa jeunesse au tombeau ; Triste, helas ! au ciel aussi, Pour revoir celui qu’elle aime Elle revient dans ses jamais, Et lui datingmentor.org/fr/bookofmatches-review dit : Ma tombe est degoi»tee ! Sur votre terre deserte Qu’attends-tu ? Je n’y suis jamais !

C’est mon mari de l’enfance, Qu’aux jours sombres du malheur Nous preta la Providence Pour appuyer notre c?ur ; Cela n’est plus ; une ame est veuve, Il nous suit dans notre epreuve Et nous evoque avec pitie : Ami, si ton ame reste pleine, De ta joie ou de ta peine Qui portera la moitie ?

C’est l’ombre pale d’un pere Qui mourut en nous nommant ; C’est une soeur, c’est 1 frere, Qui nous devance un moment ; Sous notre heureuse demeure, Avec celui qui les hurle, Helas ! ils dormaient hier ! Et notre coeur doute bien, que le ver deja devore Cette chair de notre chair !

L’enfant dont la mort cruelle Vient de vider le berceau, Qui tomba d’la mamelle Au lit glace du tombeau ; Tous ceux enfin dont l’existence Un jour ou l’autre ravie,

Emporte une part de nous, Murmurent sous la poussiere : Vous qui voyez la lumiere, Vous souvenez-vous de nous ?

Ah ! vous pleurer est le plaisir supreme Manes cheris de quiconque a des pleurs ! Vous oublier c’est s’oublier soi-meme : N’etes-vous gui?re un debris de les coeurs ?

En avancant dans notre obscur week-end, Du doux passe l’horizon reste plus excellent, En deux moities notre ame se partage, ainsi, J’ai meilleure appartient au tombeau !

Dieu du pardon ! un Dieu ! Dieu de leurs peres ! Toi que un bouche a si souvent nomme ! Entends Afin de eux les larmes de leurs freres ! Prions pour eux, nous qu’ils ont tant adore !

Ils t’ont prie pendant leur courte life, Ils ont souri quand tu les as frappes ! Ils ont crie : Que ta main soit benie ! Dieu, tout espoir ! nos aurais-tu trompes ?

Et cependant pourquoi ce long silence ? Nous auraient-ils oublies sans retour ? N’aiment-ils plus ? Ah ! votre doute t’offense ! Et toi, mon Dieu, n’es-tu gui?re bien amour ?

Mais, s’ils parlaient a l’ami qui les hurle, S’ils nous disaient De quelle fai§on ils seront heureux, De tes desseins nous devancerions l’heure, Avant ton jour nous volerions par eux.

Ou vivent-ils ? Quel astre, a leur paupiere Repand votre jour plus durable et plus doux ? Vont-ils peupler ces iles de lumiere ? Ou planent-ils entre le ciel et nous ?

Sont-ils noyes dans l’eternelle flamme ? Ont-ils perdu ces doux noms d’ici-bas, Ces noms de soeur et d’amante ainsi que femme ? A ces appels ne repondront-ils jamais ?

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